[:fr]John Lasseter : Masterclass au Festival Lumière.[:en]John Lasseter: His masterclass at the Lumière Film Festival[:]

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C’est très excitant d’être dans la ville où est né le cinéma ! […] Je me sens comme un frère Lumière de l’animation !

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John Lasseter et Thierry Frémaux à la cérémonie d’ouverture du Festival Lumière, le lundi 12 octobre 2015.

John Lasseter était présent à Lyon, à l’occasion du Festival Lumière. Après avoir ouvert le festival lundi 12 octobre, le réalisateur de Toy Story a été mis à l’honneur dans la ville du cinéma a plusieurs occasions. Les films du studio à la lampe ont été mis à l’honneur tout au long du festival afin de célébrer dignement les 20 ans de leur premier long métrage et les presque 30 ans du studio. John Lasseter a présenté son premier film, Toy Story à l’Institut Lumière et a par la même occasion découvert la plaque à son nom sur le mur de cinéastes. Il était également présent à la projection de Cars, Mardi 13 octobre.

Mais l’évènement était bien sûr la masterclass qu’il a donné Mardi en début d’après-midi à la Comédie Odéon.  Découvrez notre compte rendu !

Accueilli par Thierry Frémaux (directeur de l’institut Lumière), John Lasseter a été acclamé pendant plusieurs minutes par un public ému de voir arriver ce géant du cinéma, celui que l’on surnomme le Walt Disney du XXIème siècle.

Dans une discussion avec Fabrice Leclerc (journaliste de France Info), le réalisateur de Toy Story, vêtu d’une chemise hawaïenne aux couleurs de son premier long-métrage, il se laisse aller aux confidences.

Son amour pour l’animation.

I love cartoons. Ever since I was a kid.  J’ai toujours aimé les dessins animés. Depuis mon enfance. 

Sa mère artiste, l’a toujours encouragé à dessiner. Lors de la sortie hebdomadaire à l’église, il emmenait ses crayons et dessinait, sans jamais écouter un seul mot du sermon. Il n’arrêtait jamais. Et même lorsque les autres grandissait, se désintéressaient des dessins animés, il continuait de courir chez lui à la sortie de l’école pour regarder Bugs Bunny. En première année de lycée, il a lu “Art of animation” de Bob Thomas, qui décrivait comment Walt Disney réalisait ses films, réalisant pour la première fois que l’on pouvait vivre de l’animation !

You got paid to make cartoons ?! That’s what I want to do ! On peut être payé pour faire des dessins animés ?! C’est ce que je veut faire !

Il a eu la chance d’avoir une mère qui l’a encouragé dans cette voie. Il a commencé à envoyer des lettres au studios Disney, sur disant qu’il aimerait un jour travailler là bas. Ils l’avaient alors invité, en tant qu’étudiant, à venir visiter les studios. Ils ont gardé sont nom sur une liste et lorsqu’ils ont cherchés dans étudiants pour la toute première promotion de CalArts, ils l’ont encouragé à déposer sa candidature.

Son parcours à CalArts.

Il a étudié 4 ans dans cette université dédiée, entre autre, au cinéma d’animation. Ses professeurs étaient d’anciens animateurs de Disney, sortis de leur retraites pour enseigner. Il a été marqué par leur récits sur la façon que Walt Disney avait de travailler avec chacun d’eux. Il y avait de bonnes histoires et de mauvaises histoires. Ses camarades de classes étaient Tim Burton, Brad Bird, John Muskeer.

Nous étions entre 1975 et 1979 et le cinéma américain était en pleine transformation, grâce à des hommes comme Francis Coppola, Martin Scorsese, Georges Lucas, Steven Spielberg et on se disait qu’on pouvait faire la même chose qu’eux avec l’animation.

Une fois son diplôme en poche, il est allé travailler aux studios Disney.

Les débuts chez Disney.

Le véritable problème avec les “têtes pensantes” de Disney à l’époque (pas les animateurs, qui étaient fabuleux) pensaient que les films d’animations ne devaient être dédiés qu’aux enfants. Bien sûr, Lasseter et ses amis pensaient le contraire. Tout comme Walt Disney, qui ne destinaient pas ses films aux enfants uniquement.

Lorsque Lasseter arrive chez Disney, il a cette croyance que les films d’animation doivent être dédiés à un public plus large. Mais les personnes à la tête des studios, qui avait obtenus ces places après de longues années avaient peur de ces jeunes génies de l’animation. Et c’est également à cette époque qu’il a vu le début du développement des ordinateurs, et le potentiel qu’ils offraient pour l’animation.

This is what Walt Disney was waiting for ! C’est cela que Walt Disney attendait !

Il savait que c’était avec ça que les studios Disney devait évoluer. Mais ce qu’on continuait à lui répéter était décourageant : “Ce n’est pas comme ça que nous faisons les choses ici”. C’est à cette époque que j’ai rencontré des personnes de Lucasfilm, qui commençaient à expérimenter les possibilités de l’animation 3D. Lasseter a continué à insister auprès des dirigeants des studios, pour introduire ce type d’animation dans les films Disney. Il a tellement insisté qu’ils l’ont viré.

Les années Lucasfilm.

Après son “départ” de Disney, il a été invité à Lucasfilm, c’est à ce moment qu’il commence vraiment à travailler sur informatique, en 1983.

A l’époque il n’existait pas de logiciel pour créer ces films. Ils ont donc du créer les logiciels avant de créer le film. Ce qui était assez unique, c’était lui avec une formation d’animation classique collaborant avec ces génies de l’informatique qui inventait ce tout nouveaux logiciel d’animation. C’était la première qu’un film d’animation par informatique ne serait pas réalisé par ces scientifiques.

Imagine all the paintings in the world made by the chemists who made the paint. Imaginez que toutes les peintures du monde aient été faite par les chimistes qui ont faits les peintures. 

En tant qu’artiste, il a toujours vu les ordinateurs comme un outil, comme un pinceau. Mais le pinceau le plus cool qu’il ai eu l’occasion de manier.

La genèse de Toy Story.

Il était passionné par la manière dont les logiciels allaient pouvoir améliorer son travail, tout en prenant en compte, que la machine seule n’était pas très douée. Et c’est là en prenant en compte toutes les particularité de l’aspect technique qu’il a commencé à refléchir à ce qu’il pouvait créer. Le logiciel permettait de créer facilement des formes géométriques, à l’aspect plastique avec des ombres.

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Woody, le parfait exemple de l’animation Pixar : un jouet en plastique.

Notre premier film d’animation était donc “Luxo Jr” qui racontait l’histoire de deux lampes de bureau. C’était le premier film d’animation créé par ordinateur qui avait était fait afin de divertir les spectateurs grâce à son histoire et ses personnages et pas seulement parce qu’il avait été fait avec un ordinateur.

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Luxo Jr. le tout premier film d’animation 3D.

Donc lorsque nous avons réfléchi à un long métrage qui pouvait être réalisé avec ce système, une évidence nous est apparue. Nous pouvions faire des formes géométriques, qui semblait être en plastique… des jouets ! Ils sont fait par l’homme, en plastique et on les trouves dans des chambres d’enfants où la majorité des meubles et décors sont géométriques. Il savait qu’ils avaient une position unique parce qu’ils étaient les premiers à réaliser ce genre de films. Ils inventaient ce média. Et ils voulaient surtout que les gens soient impressionner par les personnages et l’histoire et non pas par la technologie.

Quand il réalise un film, le plus important est l’émotion que les spectateurs ressentiront en le voyant. C’est ce que Walt Disney incluait dans ses films et c’est ce qui les rendait si particulier. Lorsqu’il pense à ses films favoris, ce sont ceux qui l’ont ému, fait rire ou autre. Et c’est à cela qu’il pense en premier lorsque vient le moment de plancher sur un scénario. C’est important de savoir où se situe le coeur de ce futur film. Il n’essai cependant pas de faire des films à messages, pour transmettre un message en particulier. Ce coeur est souvent représenté par la changement ressenti par le personnage principal au cours du film, tout en gardant une logique pour que les spectateurs s’y retrouvent. Il faut que le public soit embarqué avec le personnage dans son voyage afin de le comprendre. Il faut donc trouver des sujets que le public connaît (tout en y apportant une touche de magie) : l’adolescence, le handicap, le deuil, la vieillesse.

Ce sont leur propres expériences qui inspirent les films chez Pixar. C’est ce qu’il leur permet, malgré que les histoires soient créés de toutes pièces, de toucher le public.

La vie à Emeryville.

L’humour Pixar est quelque chose qui vient des personnages eux-mêmes. Ils aiment créer des personnages uniques et les placer dans des situations où l’humour naîtra. Mais surtout, ils veillent à ce qu’aucun personnage ne se moque des autres, il n’y a pas d’humour aux dépends des autres.

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Bob Razowski, le monstre qui découvre le pouvoir d’un rire d’enfant.

Andrew Stanton a l’habitude de toujours lancer une blague dès que les choses deviennent trop tristes ou trop sérieuses pour faire rire ses collègues. Pete Docter est un enfant géant. Joe Ranft devenait les personnages et vous faisait immédiatement hurler de rire. Lee Unkrich qui était animateur sur Toy Story et qui maintenant indispensable au studio, a toujours été le sérieux de la bande. Andrew, a découvert qu’il était enfant unique et il est devenu le grand frère que Lee n’avait jamais voulu avoir. Ils passent leurs journées à rire ensemble et ce sens de l’humour omniprésent est l’ingrédient clef de l’humour de leurs films.

C’est cet équilibre entre le coeur et l’humour qui rend les films Pixar uniques.

Peter Sohn : le jeune réalisateur de “Le voyage d’Arlo

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Peter Sohn tenant un portrait d’Arlo.

Peter Sohn était storyboarder à Pixar. Il est arrivée en même temps que Brad Bird, pour “Les Indestructibles“.  Ils avaient déjà collaboré du “Le Géant de fer”. Il a aussi fait ses études à CalArts. Lasseter a vu quelque chose de spécial chez Peter. Il est très drôle mais a aussi beaucoup de coeur et sais le retranscrire dans ce qu’il fait. Il n’a jamais demandé à être réalisateur, mais on lui demandé de créer des idées pour des courts métrages. Il a donc inventé le scénario de “Partly Cloudy“, qui raconte où les cigognes trouvent les bébés avant de les apporter aux mamans, humaines et animales. Et c’est en particulier l’histoire d’un nuage qui créé les bébés moches, flippants et dangereux. C’était une nouvelle vue sur ce mythe des bébés qui est très intéressant.

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Peck et Gus, les deux amis de Passages nuageux.

Avec Bob Peterson, ils ont ensuite réfléchi à un scénario pour un film plus long et c’est comme ça que “Le voyage d’Arlo” est né. Chez Pixar, ils ne réalisent que les films dont leurs réalisateurs ont eu l’idée. Une fois qu’un idée germe dans l’esprit de l’un d’eux, ils travaillent ensuite tous ensemble afin que le film puisse être réalisé.

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Spot, le compagnon d’aventure d’Arlo dans Le voyage d’Arlo.

Après un peu plus d’une heure, John Lasseter  a quitté la salle dans un tonnerre d’applaudissement. Un moment unique, qu’il semblait avoir beaucoup de plaisir à partager avec tous ces fans. Un grand moment de cinéma, un grand moment Pixar.[:en]

It’s very exciting to be in the city that witnessed the birth of film! […] I feel like a Lumière brother of animation! 

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John Lasseter with Thierry Frémaux at the opening ceremony of the Lumière Festival.

John Lasseter came to Lyon to attend the Lumière Film Festival. Having opened the festival on Monday, October 12th, the director of Toy Story has been honoured at the birthplace of cinema on several occasions. The movies made by the studio with the hopping desk lamp were given pride of place during the entire festival in order to celebrate the 20th anniversary of its first feature film and almost 30th anniversary. John Lasseter presented his first film, Toy Story, at the Lumière Institute and incidentally unveiled the plaque that bears his name on the Filmmakers’ Wall. He also attended the screening of Cars on Tuesday, October 13th.

But the major event was obviously the masterclass he hosted on Tuesday, early on in the afternoon at the Comédie Odéon coffeehouse theater. You can now read our account here!

Welcomed by Thierry Frémaux (Director of the Institut Lumière), John Lasseter was applauded several minutes by an audience who was stirred at seeing this major film figure arrive, he who has been nicknamed the Walt Disney of the 21st century.

During a discussion with Fabrice Leclerc (a journalist who works for France Info), the director of Toy Story, wearing a Hawaiian shirt dedicated to his first feature film, spoke open-heartedly

His love for animation

I love cartoons. Ever since I was a kid.  

His mother, an artist, always encouraged him to draw. During their weekly trip to church, he used to take his crayons along and draw, without ever listening to the preacher’s sermon. He never stopped. And even when his peers were growing up and that their interest for cartoons diminished, he continued to run home after school to watch Bugs Bunny. During his first year of high school, he read Bob Thomas’ Art of Animation, which described how Walt Disney directed his films; it then dawned on him for the first time that a living could be made out of animation!

You got paid to make cartoons?! That’s what I want to do!

He was fortunate enough to have a mother who encouraged him down that path. He started sending letters to the Disney animation studios, telling them how much he would love to work there someday. They then invited him, as a student, to come and tour the studios. They kept his name on a list, and when they started looking for students to set up CalArts’ first graduating class, they encouraged him to apply.

Life lessons at CalArts

He studied 4 years at this college which is dedicated, among things, to animation. His professors were former Disney animators who had come out of retirement to teach. Their tales relating to Walt Disney’s working methods with each of them left a lasting impression on him. There were nice stories and unpleasant stories. His classmates were Tim Burton, Brad Bird, John Muskeer.

It was between 1975 and 1979, and the American film industry was undergoing a major change, thanks to men such as Francis Coppola, Martin Scorcese, George Lucas, Steven Spielberg… And Lasseter thought they could do the same as they did, but with animation.

Having graduated, he went to work for the Disney animation studios.

Beginnings at Disney

The genuine problem with Disney’s masterminds at the time (not the animators, who were fabulous according to Lasseter), was that they considered that animated movies should only be aimed at children. Lasseter and his friends obviously thought the opposite. Just like Walt Disney, who did not intend to make movies that solely appealed to children.

When Lasseter arrived at Disney, he had the firm belief that animated movies should be aimed at a wider audience. But the people heading the studios, who had secured such positions after many years, were afraid of these animation geniuses. And this period also witnessed the advent of computer assistance, and the potential it offered the animation industry was discovered.

This is what Walt Disney was waiting for!

He knew computers were the tool Disney animation needed to evolve with. But what he was constantly told proved disheartening: “This is not how we do things here”. It was back then he met people from Lucasfilm, who were starting to experiment with the possibilities 3D animation offered. Lasseter kept on urging the heads of studio to insert this form of animation into Disney movies. He insisted to such an extent that he got fired.

His years with Lucasfilm

Having “left” Disney, he was invited to Lucasfilm, and this was when he truly started working with computer-generated imagery, in 1983.

No software program at the time enabled you to create these movies. The team therefore had to design the programs before making the movie. What was quite unique was that it was he – who had received classical animation training – who was collaborating with these computer geniuses and came up with this brand new animation program. This was the first time a computer animated feature was not made by scientists.

Imagine all the paintings in the world made by the chemists who made the paint. 

As an artist, he always saw computers as a tool, a paintbrush. But the coolest paintbrush he had even been able to use.

The origin of Toy Story

He was fascinated by the way software programs were going to improve his work, whilst taking into account the fact that a machine alone could not suffice. And it was by taking into account all the specifics behind the technical aspect that he started to reflect on what he could create. The program enabled him to design geometric shapes effortlessly, shapes that looked to have a plastic texture and shadows.

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Woody, the perfect animated toy.

His first animated short was therefore Luxo Jr., which narrated the story of two desk lamps. This was the first animated feature to have been created by computer and designed to entertain viewers thanks to its story and characters, and not solely because it had been made with a computer.

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Luxo Jr. The first animated movie ever.

So when they reflected on a feature-length film that could be made using this system, something obvious dawned upon them. They were able to design geometric shapes, which looked to be made out of plastic… toys! They are man-made, made out of plastic, and you find them in children’s bedrooms where most of the furniture and decoration is geometric. He knew they held a unique position because they were the first to make such a film. They were inventing the medium. And they first and foremost wanted people to be impressed by the characters and story, not by the technology.

When making a film, what matters most to John Lasseter is the emotion viewers will feel when watching. This was what Walt Disney included in his movies, and that was what made them so special. When thinking of his favorite movies, his chosen ones were those that stirred him, made him laugh or so on. And this is what he thinks of first when the time comes to work on a script. Knowing where the heart of this future movies lies is very important. Yet he does not try to make movies that convey any particular message. This heart is often depicted by the change the main character experiences over the course of the movie, whilst maintaining a form of logic so that viewers can still make sense of it. The audience needs to embark on the character’s journey in order to understand them. You therefore need to find themes the audience is familiar with (whilst adding a touch of magic): adolescence, disability, bereavement, old age.

At Pixar, it is the team’s personal experiences that inspire movies. This is what enables them to touch the audience even though the stories are completely made up.

Life in Emeryville

Pixar comedy originates from the characters themselves. The team enjoys creating unique characters and putting them into situations from which comedy arises. But they first and foremost make sure no character ever pokes fun at others, no jokes can be made at someone else’s expense.

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Mike Razowski, the monster who discovered the power of a child laugh.

Andrew Stanton has the habit of constantly making jokes whenever things become too sad or too serious, to make his co-workers laugh. Pete Docter is a giant kid. Joe Ranft used to turn into the characters and immediately caused John and the gang to howl with laughter. Lee Unkrich, who was an animator on Toy Story and is now an indispensable asset to the studio, has always been the serious one in the group. Andrew discovered Lee was a only child, so he became the big brother Lee never wanted to have. They spend their days laughing together and this ever-present good humor is the key ingredient to the comedy present in their movies.

It is this balance between heart and comedy that makes Pixar movies unique.

Peter Sohn: the young director behind “The Good Dinosaur”.

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Peter Sohn with the main character of his first feature movie : Arlo.

Peter Sohn was a storyboard artist at Pixar Animation Studios. He arrived at the same time as Brad Bird for The Incredibles. He had already worked with him on The Iron Giant. He had also studied at CalArts. Lasseter saw something special in Peter. He is funny but also has a lot of heart and knows how to transpose it into what he does. He never asked to become a director, but was asked to come up with ideas for shorts. He therefore came up with the storyline for Partly Cloudy, which tells the story of where storks find babies before taking them to their human and animal mothers. And it more specifically tells the story of a cloud who creates ugly, scary and dangerous babies. It was a new take on the baby myth that proved interesting.

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Peck and Gus, the two friends of Partly cloudy.

Along with Bob Peterson, they then pondered on a script for a longer feature, and this was how The Good Dinosaur came into existence. Only the people who come up with an idea for a movie get to direct it at Pixar Animation Studios. Once an idea forms in someone’s mind, the team all work together to bring it to life.

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Spot, the young boy who will travel with Arlo in The good dinosaur.

After a little more than an hour, John Lasseter left the room to rapturous applause. A very special moment, which he seemed to have greatly enjoyed with all the fans. A great moment in the history of film, a great moment in the history of Pixar.[:]

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